lundi 28 décembre 2015

Le chiffre ne fait pas l'âge.


À trois ans on croit pouvoir voler,
À huit ans on en rêve.
À quinze ans on se croit cool,
À vingt tout est possible.
À trente ans on est mature,
À quarante, expérimenté.
À cinquante on se rend compte de ce qu'on a laissé s'échaper,
Alors on est en crise.
À soixante on renaît,
Avec tout ses souvenirs, on renaît.
À soixante-dix on respire,
On souffle de fatigue et de mélancolie.
Puis à quatre-vingt-dix, on attend.

À la fin, on se demande pourquoi tous ces chiffres. On passe sa vie à compter, alors qu'en vérité il suffit de se laisser porter.

samedi 5 décembre 2015

À ma grand-mère.

C'est un jeudi cinq décembre en 2015 que tu nous as quitté. Tu m'as en partie éduqué, mais surtout m'as aimé et conseillé ces vingt dernières années. Tu incarnais la douceur du pouvoir, car oui tu avais un pouvoir, celui d'unifier notre famille. Tu étais le pilier de toute une dynastie. On te respectait, on t'aimait et même certains de jalousaient. Même dans la souffrance tu as su être forte, même dans l'agonie tu as su rester humble, mais maintenant ... maintenant, tu es morte. Derrière toi une famille entière te dédie ses prières. Des prières qui espèrent un avenir meilleur pour toi, un avenir serein et délicieux. Car maintenant que tu as rejoint les cieux, j'espère et j'implore Dieu que tu aille mieux, que tu repose en paix! Tu nous as quitté, pour rejoindre le Créateur. Derrière toi, tu m'as laissé moi, une jeune femme pour qui ta sagesse est un héritage des plus précieux. Ton calme toujours gardé même dans les situations les plus délicates sera mon plus bel héritage, je veux te rendre hommage, ne pas te faire honte. Je n'ai pas réussie à te dire au revoir, alors permets-moi de te témoigner mon affection ici, et durant toute ma vie j'essayerai d'être la démonstration vivante de cette sagesse que j'admirais en toi. Que Dieu te fasse miséricorde, qu'Il te pardonne tes péchés, qu'Il rétribue de la meilleure manière qui soit tes plus belles actions en ce bas monde, qu'Il laisse en moi un souvenir de toi aussi exemplaire qui soit. Le Prophète -paix et bénédictions à son âme- disait que seuls trois actions continuaient de porter leurs fruits après la mort d'un individu, l'une d'entre-elles est le fait de laisser une descendance qui perpétue la mémoire du défunt en invoquant Dieu pour lui. C'est pour cela que je ne t'oublierai jamais, que j'alimenterai ma vie spirituelle d'invocations te destinant, avec la permission du Très Haut.

En mémoire à tout ce que tu as fait pour moi, tous ces actes, toutes ces paroles bienveillantes à mon égard, tout cet amour que tu portais pour chacun d'entre nous.
Ta petite fille, qui te souhaite une merveilleuse vie dans l'au-delà.

samedi 21 novembre 2015

Nostalgique

Ce matin. Marchant en direction de cette lointaine destination. Je vis au loin, ce virage qui faisait mirage. Non, je n'arriverai pas là avant l'heure, c'est encore si loin! Et pourtant. J'y étais. Parvenue plutôt que prévu. J'y étais.
Ainsi, ai-je vécu ma vie. Je me souviens encore, j'étais enfant et je pensais "le collège est si loin, j'ai encore mon temps", "le lycée est si loin j'ai encore le temps", "la fac est si loin j'ai encore le temps". Mais je n'ai pas eu le temps, c'est le temps qui m'a eu! En beauté, j'ai laissé filer ces années. Ces années merveilleuses. Ces années déchues. À jamais loin de moi.

dimanche 8 novembre 2015

Toi et moi.

S'il n'y avait que toi et moi,
Je t'aimerais sans hésiter.
S'il n'y avait que toi et moi,
Je t'aimerais sans préjugés.
S'il n'y avait que toi et moi,
Je passerais le restant de mes jours
À t'écouter rêver, à t'observer, à t'admirer.
S'il n'y avait que toi et moi,
Je t'ouvrirais mon cœur sans aucune peur,
Mais nous ne sommes pas que toi et moi,
Un monde nous sépare.
Empêchant un bonheur d'être complet.
Si nous n'étions que tout les deux, je te suivrais,
En attendant, sois heureux,
En attendant, je survivrai.
Laissons pur ce qui ne doit être souillé,
En attendant de n'être que tout les deux.

l'humanité

Qu'est-ce que l'humanité sans âme,
Qu'est-ce que l'être humain sans cœur,
Qu'est-ce qu'un corps sans chaleur,
Une vérité inanimé... sans flamme ...
Un regard sans lueur,
Une frayeur sans peur ?
La vie, une oeuvre sans couleur?
Pleure, pleure, pleure, oui je t'en pris pleure
Cours, cours, cours vas-y je ne te retiens plus!
Mais s'il-te plaît n'éteins pas la lumière,
Ne me laisse pas derrière,
Emmène-moi!
Je ne veux plus crier, je ne veux plus hurler,
Et je t'en supplie, Reste à mes côtés
Ne m'oublie pas!
Éblouie-moi!
Surprends-moi!
Ne me laisse pas ...

Le prix de la liberté


- J'aimerais être aussi libre que toi!
- Va-t-en.
- S'il-te plaît, apprends moi !!!
- va-t-en.
- POURQUOI???
- Ecoute bien ce qui va suivre,
La liberté ne s'apprend pas,
Il faut la vivre!
La liberté ne se donne pas,
Il faut l'acquérir!
Ce que tu vois n'est qu'illusion,
Toutes ces paroles et tout ces rires!
Va petite, va et vis
C'est moi qui te le dis!
Ton cœur sera ton meilleur professeur,
Ton cœur sera ton meilleur indicateur,
Mais attention! Prends en soins
car Ton cœur, peut devenir ton pire ennemi
car Ton cœur n'appartient qu'à toi
Ne l'offre jamais sur un plateau servi!

mercredi 21 octobre 2015

Mon âme est glaciale pourtant elle n'a pas côtoyé le froid..


C’est vrai, je n’ai pas à me plaindre. Pourtant j’ai froid alors que je suis au chaud. Car mon âme est glaciale. Et pour la couvrir je n’ai que mes regrets et mes soupirs. Je m’en veux pour toutes les fois où j’ai détourné mon regard. Toutes ces fois où j’ai fait semblant d’ignorer. Semblant de ne pas voir. Je voulais masquer ma vue pour protéger mon cœur. Je niais cette réalité comme ces médias qui sélectionnent ce qu’ils veulent montrer. Mais la réalité s’impose, elle n’a pas besoin d’autorisation. L’image persiste, elle me frappe et ne me quitte pas. Et subitement je revois cette scène, à chaque fois la même et si différente à la fois. Je vois cet homme qui pourrait être mon père, mon frère, mon voisin qu’importe ce qui compte c’est qu’il soit humain. Assis, dans un coin de la rue, parfois sur le trottoir, d’autres fois en face d’une bouche de métro. Le regard baissé, remplis de craintes et d’espoir. Les mains croisés, les lèvres gercés. En somme, un être visible qu’on a décidé de rendre invisible. Même la mort lui semble plus chaleureuse que notre mépris et notre indifférence quotidiennes. C’est une triste réalité transformé en banalité. Et je constate que notre société coule vers sa dérive. Elle ne cesse de piétiner toutes nos valeurs sacrées. Mon but n’est pas de blâmer l’Homme, je ne veux qu’interroger son regard.