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mercredi 7 octobre 2015

À toi petit frère.

Petit frère, je t'ai vue naître, je t'ai vue grandir. Petit frère, à ton arrivée à la maison j'était fière et heureuse de t'accueillir. Enfin j'allais pouvoir jouer avec quelqu'un, enfin tu allais pouvoir remplir le cœur de maman, le cœur de papa, de joie. Nous avons grandis, et nous étions confidents, tu m’apprenais à jouer au foot, ou encore à Play, et moi je t'aidais pour les devoirs. Soudain, tu ne voulais plus partager tous ces moments avec moi, ni avec maman, ni avec papa. Tu n'avais qu'une seule chose en tête : sortir. Aller voir ces personnes qui ne te voulais ni bien ni mal. Ces personnes là ne voyaient que leurs intérêts. Ne sais-tu pas que tu as une famille qui t'aime ? Ne sais-tu pas que toutes mes prières te sont consacrées ? Ne sais-tu pas que ta mère a passé des nuits entières à se retourner dans son sommeil léger, pour toi! alors que tu n'es plus un nourrisson. Petit frère est maintenant un jeune homme, un jeune homme qui avait de l'avenir, toute une vie à construire, mais il l'a passé à s'auto-détruire.
À tous ces enfants, à tous ces adolescents, à tous ces jeunes adultes, à tous ces adultes, sachez qu'en gâchant votre vie, vous gâchez celle de vos proches, sachez qu'en appelant d'autres à votre mode de vie, vous brisez des familles.
À tous parents, à tous frères et sœurs, sachez qu'en ne montrant pas à votre famille que vous les aimez, quelqu'un d'autre s'en chargera malhonnêtement, sachez aussi que Marie-Jeanne est là pour leur remonter le moral.

dimanche 4 octobre 2015

Nostalgique

Souvent nous rêvons, perdus dans nos fantasmes nous nous égarons; souvent les choses ne se déroulent pas comme prévu, la vie ne se passe pas comme souhaitée: on s'éloigne, on se rapproche, on se quitte, on découvre, on oublie comme on apprend. Mais souvent nous nous souvenons avec peine et nostalgie: un sourire volé, des yeux éveillés, l'émotion qui remonte jusqu'à t'inonder .... Tu te souviens de ces éclats d'rires, de ces discutions au coin du feu, de ces visages qui ne t'illuminent plus et qui pourtant, Dieu Seul Sait, seraient en droit de le faire encore aujourd'hui ... Tu te remémore la personne que tu as été et que tu ne seras jamais plus. Et alors à ce moment là précisément tu t'éloigne; tu reviens; tu lève la tête; comme si cette aparté n'avait jamais eu lieu. En somme tu élide ton passé, l'histoire que racontait ton petit sourire au coin d'la lèvre, tu ravale ce bonheur empoisonné et tu avance.

mercredi 5 août 2015

Un entretien pas comme les autres

En plein coeur d'une cité de région parisienne, des enfants courent dans les rues, jouent à vélo. Deux jeunes fument devant le grec qui fait face an local d'une association musulmane qui accueille selon ce qui est calligraphié en arabe un masjid (= mosquée). À coté un local avec une enseigne indiquant une association asiatique.
Le rdv est donné au n*16 qui se trouve être une porte de garage gris fermée
5 filles toutes visiblement arabes dont 3 habillées en jilbeb et 2 non voilées attendent en discutant
2 des "jilbebeuses" sont à l'écart. Les 3 autres sont en pleine discussion animée, je décide de les interrompre pour savoir si elles attendent bien pr l'entretien. ... et c'était le cas en effet. On attendait toutes pour un entretien pour de la prospection téléphonique pour une petite start-up menée par des musulmans.
Je m'assois parmi elles en attendant..
Et j'entends ce genre de discussions typiques qui je le croyais n'étaient que sur les réseaux sociaux...
"-Ouais la France c'est pas vivable, encore vous avez eu le courage de porter le hijab mais moi mes parents veulent pas, ont peur que ça gâche mon futur, disent après le mariage.
-Ouais mais ma soeur pas d'obéissance aux créatures en désobéissance au créateur"
L'heure de l'entretien arrivant, on appelle toutes pr savoir où ça se déroule. Pas de réponses.
Une de nous obtenant enfin une réponse, nous écoutons attentivement.
C'est en fait le local de ladite association asiatique qui doit nous accueillir. Étrange de garder cette insigne.. Ok, ne te poses pas trop de questions jeune fille, les arabes..
Deux hommes se présentent alors à nous et nous invitent à aller boire un thé offert au grec vide en face car en fait le local est encore en travaux.
*Ok...*
Nous y occupons donc une table et faisons pleinement connaissance avec toutes les filles même les 2 qui étaient à l'écart.
La conversation reprend son train
"-Oui moi je veux juste me marier pour enfin me voiler et je veux pas travailler
-C'est bien comme mentalité beaucoup de frères recherchent ça
-Ouais Daesh c'est une secte
-Non c'est un complot franchement
-Ouais tout ça c'est les états-unis"
*J'écoute tout ça perplexe sans mot dire..*
Toutes les filles se sont présentées et ont dit ce qu'elles faisaient dans la vie.
Sauf une à qui naturellement je pose la question, celle ci me réponds tenez vous bien: "je préfère ne pas dire.. je suis comme ça j'aime pas trop raconter ma vie à tout le monde" LOOOL
Je lui dis: "pas de soucis". Et je m'étonne par la suite de la voir poser des questions aux autres
Je ne sais pas si elle s'est abstenue par honte ou par stratégie mais en tout cas ça semblait vraiment étrange..
Une des filles est appelée, elle passe son entretien et revient nous disant qu'on peut désormais aller attendre à l'intérieur du local.
Le local est en effet en fin de travaux, dans la salle où sont disposée quelques chaises où nous attendons de passer, il reste encore du matériel, de la poussière blanche due à la peinture ou à la chaux? En tout les cas pas du tout professionnel...
Une autre fille passe son entretien et vient mon tour:
Je fais dos (OUI LITTÉRALEMENT DOS!) à deux hommes d'une trentaine d'années. L'un sur son ordi et l'autre avec un papier une table accotée au mur devant eux.
Et moi je suis assise derrière eux... WTH?
Je n'ai jamais vu un tel entretien... Ils pourraient me faire face sans me regarder non? Ou bien laisser une femme faire l'entretien. Mais non..
Toute la conversation se déroule ainsi..
Après le classique: parlez nous de vous? Vous sentez vous capables de..? etc..
L'entretien touche à sa fin et ils me demandent si ça ne me dérange pas que l'appel soit d'un homme ou d'une femme; je dis non..
Puis ils me dit: "Et vous êtes mariée?...
-Euhh.. non
-... Non c'est pour savoir si ça dérangeait pas votre époux pr éviter des problèmes
(*Dans ma tête: WHAT? Même si la personne à qui vous faites face est mariée ce qui n'est aucunement leurs affaires; c'est tout à fait personnel, il n'y a pas à demander ça si elle est d'accord.. ce sont SES affaires.. alala haha ils me tuent)

L'entretien se termine et je sors avec un sourire cachant une hilarité intérieure en moi, vraiment cette communauté est à l'ouest, entre les affirmations mélodramatiques d'une jeunesse quelque peu présomptueuse et ce manque de professionnalisme, j'ai choisi d'en rire plutôt que d'en pleurer..

mardi 10 mars 2015

Binationale




Aller au consulat pour faire sa carte marocaine peut être une aventure des plus mémorables dans la vie d'un(e) jeune marocain(e)

Vous êtes allés sur internet regarder les documents demandés pour votre démarche, et vous pensiez en avoir pour une matinée en arrivant tôt ?? Hmm, quelle sympathique naïveté!
Qu'on vous demande des papiers qui ne sont pas nécessaires, c’est classique je dirais même que c’est « normal » ! Une seule recommandation: emportez tous les papiers que vous possédez même ce que vous pensez ne pas avoir besoin car ça vous sera finalement utile!
Surtout ayez de la monnaie pour les nombreuses photocopies et photos que vous devrez faire.
Ps: préparez vous psychologiquement à regarder un feuilleton débile de 2m durant votre attente!

Arrivant au consulat marocain, vous voyez à nouveau cette belle diversité marocaine. Tous sont là pour ces malheureuses démarches administratives qui agacent tant, alors vous imaginez bien la tension qui émerge de l’endroit en particulier en période de ramadan. Vous vous retrouvez au milieu de tous, parfaitement sereine et ayant beaucoup d’espoir sur l’hypothétique amélioration de cette administration. A l’accueil, vous êtes reçus par un homme à moitié endormi pour cause de veille ramadanienne (vous non plus vous n’avez pas dormi mais vous avez au moins la décence de ne pas le montrer en baillant ouvertement) qui demande à ce que vos deux parents aient des photocopies de leurs cartes d’identité marocaines, alors là c’est la catastrophe vous croyiez avoir tout ramené et paré à toute éventualité mais oh que non ! Vos parents retournent chercher le sésame et le photocopier,

Lorsqu’ils reviennent vous vous dites enfin la torture est presque finie ! Que nenni ! Vous vous faites recevoir par une dame qui vous demande à nouveau tous les papiers possibles que vous lui donnez et qui finit par vous dire : « Ah mais comme vous avez 17 ans vous êtes obligée de faire le passeport et la carte et non un des deux seulement, vous devez avoir 18 ans pour faire cela. ». A ce moment là vous ne savez pas exactement quoi faire, vous oscillez entre éclater de rire ou crier un bon coup ; vous finissez par vous taire, vous résignant à rentrer chez vous en ayant perdu une bonne journée pour pas grand-chose.

Alors si vous comptez vous rendre prochainement au consulat : voici quelques petits conseils : Pour ceux d’entre vous qui ne pratiquent pas l’arabe au quotidien, n'oubliez pas de révisez un peu votre marocain car si vous l'avez oublié gare à vous, même si votre interlocuteur parle plus que couramment le français et que vous vous adressez à lui dans cette même langue il demandera néanmoins votre compréhension de la darija marocaine.

Bref emportez avec vous de la patiente et de la bonne volonté car la route sera longue et parfois sinueuse. Un pauvre hajj excédé s'escrime que finalement il faut qu'il ramène un matelas et s'installe dans ce consulat tellement il n'a cessé de venir et revenir sans régler ses papiers. Par simple pitié pour ce pauvre homme durant ce mois béni de ramadan: ils devraient lui faciliter l'obtention de ses papiers! Néanmoins malgré tout cela vous pouvez observer un peu de solidarité: lorsqu'un homme âgé renverse les nombreuses pièces de monnaie qu'il tenait en main pour faire ses photocopies, ils sont plusieurs à s'échiner s'accroupissant pour rassembler les nombreuses pièces.