samedi 21 novembre 2015

Nostalgique

Ce matin. Marchant en direction de cette lointaine destination. Je vis au loin, ce virage qui faisait mirage. Non, je n'arriverai pas là avant l'heure, c'est encore si loin! Et pourtant. J'y étais. Parvenue plutôt que prévu. J'y étais.
Ainsi, ai-je vécu ma vie. Je me souviens encore, j'étais enfant et je pensais "le collège est si loin, j'ai encore mon temps", "le lycée est si loin j'ai encore le temps", "la fac est si loin j'ai encore le temps". Mais je n'ai pas eu le temps, c'est le temps qui m'a eu! En beauté, j'ai laissé filer ces années. Ces années merveilleuses. Ces années déchues. À jamais loin de moi.

dimanche 8 novembre 2015

Toi et moi.

S'il n'y avait que toi et moi,
Je t'aimerais sans hésiter.
S'il n'y avait que toi et moi,
Je t'aimerais sans préjugés.
S'il n'y avait que toi et moi,
Je passerais le restant de mes jours
À t'écouter rêver, à t'observer, à t'admirer.
S'il n'y avait que toi et moi,
Je t'ouvrirais mon cœur sans aucune peur,
Mais nous ne sommes pas que toi et moi,
Un monde nous sépare.
Empêchant un bonheur d'être complet.
Si nous n'étions que tout les deux, je te suivrais,
En attendant, sois heureux,
En attendant, je survivrai.
Laissons pur ce qui ne doit être souillé,
En attendant de n'être que tout les deux.

l'humanité

Qu'est-ce que l'humanité sans âme,
Qu'est-ce que l'être humain sans cœur,
Qu'est-ce qu'un corps sans chaleur,
Une vérité inanimé... sans flamme ...
Un regard sans lueur,
Une frayeur sans peur ?
La vie, une oeuvre sans couleur?
Pleure, pleure, pleure, oui je t'en pris pleure
Cours, cours, cours vas-y je ne te retiens plus!
Mais s'il-te plaît n'éteins pas la lumière,
Ne me laisse pas derrière,
Emmène-moi!
Je ne veux plus crier, je ne veux plus hurler,
Et je t'en supplie, Reste à mes côtés
Ne m'oublie pas!
Éblouie-moi!
Surprends-moi!
Ne me laisse pas ...

Le prix de la liberté


- J'aimerais être aussi libre que toi!
- Va-t-en.
- S'il-te plaît, apprends moi !!!
- va-t-en.
- POURQUOI???
- Ecoute bien ce qui va suivre,
La liberté ne s'apprend pas,
Il faut la vivre!
La liberté ne se donne pas,
Il faut l'acquérir!
Ce que tu vois n'est qu'illusion,
Toutes ces paroles et tout ces rires!
Va petite, va et vis
C'est moi qui te le dis!
Ton cœur sera ton meilleur professeur,
Ton cœur sera ton meilleur indicateur,
Mais attention! Prends en soins
car Ton cœur, peut devenir ton pire ennemi
car Ton cœur n'appartient qu'à toi
Ne l'offre jamais sur un plateau servi!

mercredi 21 octobre 2015

Mon âme est glaciale pourtant elle n'a pas côtoyé le froid..


C’est vrai, je n’ai pas à me plaindre. Pourtant j’ai froid alors que je suis au chaud. Car mon âme est glaciale. Et pour la couvrir je n’ai que mes regrets et mes soupirs. Je m’en veux pour toutes les fois où j’ai détourné mon regard. Toutes ces fois où j’ai fait semblant d’ignorer. Semblant de ne pas voir. Je voulais masquer ma vue pour protéger mon cœur. Je niais cette réalité comme ces médias qui sélectionnent ce qu’ils veulent montrer. Mais la réalité s’impose, elle n’a pas besoin d’autorisation. L’image persiste, elle me frappe et ne me quitte pas. Et subitement je revois cette scène, à chaque fois la même et si différente à la fois. Je vois cet homme qui pourrait être mon père, mon frère, mon voisin qu’importe ce qui compte c’est qu’il soit humain. Assis, dans un coin de la rue, parfois sur le trottoir, d’autres fois en face d’une bouche de métro. Le regard baissé, remplis de craintes et d’espoir. Les mains croisés, les lèvres gercés. En somme, un être visible qu’on a décidé de rendre invisible. Même la mort lui semble plus chaleureuse que notre mépris et notre indifférence quotidiennes. C’est une triste réalité transformé en banalité. Et je constate que notre société coule vers sa dérive. Elle ne cesse de piétiner toutes nos valeurs sacrées. Mon but n’est pas de blâmer l’Homme, je ne veux qu’interroger son regard.

lundi 12 octobre 2015

Et si au lieu de râler, on savourait ces moments?

Oui les transports c'est fatiguant...
Oui la sncf et la ratp sont imprévisibles..
Oui courir après le temps c'est éreintant
Mais ne serait-il pas plus apaisant que de voir la chose plus positivement ?
Les transports c'est aussi des pages et des pages de lectures enchaînées, des dizaines de sourires échangés, des conversations - le sourire aux lèvres - épiées, des sourires d'enfants croisés.
Un lieu de mélanges hors du commun. Différentes, cultures, langues, couleurs, religions, se mêlent et s'entrevoient, échangeant parfois... ou pas.
Les transports c'est avant tout un moyen de locomotion nous permettant de nous rendre en des lieux qui autrement ne seraient accessibles qu'en illusion.
Les transports en commun c'est aussi d'accepter de voyager avec son prochain. Accepter la promiscuité avec ses concitoyens pour le bien général de tout un chacun.
Et même si la sncf m'aura appris à me méfier de mes préconceptions de retard ou d'avance.
Elle m'aura aussi appris à observer, à méditer et à voir la beauté devant tant de visages humains, si différemment crées. Des visages dans lesquels se décèlent tant d'expériences qu'en un regard on peut beaucoup en apprendre.
Voir et écouter c'est ça les transports, écouter cette dame âgée vous raconter ses soucis de santé et de fin de mois après tant d'années de travail... écouter cet ancien marine américain vous exposer sa vision de la femme libérée. Écouter ces deux jeunes femmes échanger sur les complexités des relations humaines. Écouter ces innombrables sdf vous exposer leurs situations toutes aussi attristantes les unes que les autres.. Écouter cet homme jouer de l'accordéon pour quelques modiques piéces. Écouter ce jeune homme sorti de prison vous demander de l'aide pour un nouveau départ.. Écouter cet homme soûl, cet homme fou sans pour autant les comprendre!
Écouter ceux qui ne sont pas entendus..
Et observer ceux qui sont trop pressés pour les entendre. Observer les lecteurs et se surprendre piqué de curiosité face à une couverture. Observer les visages stressés ou heureux et s'imaginer les pensées que cachent ces traits singuliers.
C'est ainsi que différentes routes se croisent, c'est ainsi que des personnes se rencontrent. Se croisant souvent où une fois seulement..
Des amitiés y naissent et même pour certains des coups de foudre..
Des débats s'y déroulent aussi parfois...
Il suffit d'enlever ses écouteurs pour recouvrer la vue et admirer tout cela..
Les transports c'est un monde à part, les transport c'est un monde à percevoir.

vendredi 9 octobre 2015

L'individualisme capitaliste


Le problème que posent les SDF, les immigrés, les réfugiés et bien d'autres est un problème de représentation du monde, un problème de réflexion. Ils renvoient une image déformante et déformée de la représentation du monde que nous avons créé, façonné tout au long de notre histoire, tout au long de nos vies. En vérité les nationalistes (au sens contemporain du terme) ne se sentent pas en danger, ils ne sont pas racistes - du moins pas de la manière dont on le perçoit - il faut aller plus loin et comprendre ce rejet qu'ils expriment, violemment parfois. En fait, en accueillant "toute la misère du monde" ils accepteraient de voir plus loin que le bout de leur nez et la pluralité de ce monde, ils accepteraient également le fait qu'ils soient privilégiés d'un hasard ou d'un destin, ils accepteraient notamment la responsabilité d'être la main la plus haute celle qui donne, ils accepteraient le fait que leurs petits problèmes personnels et quotidiens soient d'une gravité relative face à des individus qui ont tout perdu et qui n'ont plus rien a perdre. Ces personnes là ne veulent, peut-être, tout simplement pas être vecteur d'espoir et d'humanité, tout simplement ils aimeraient se complaire et se conforter dans leur idée et leur vision capitaliste du monde, car la générosité a un prix psychologique lourd à porter pour ceux qui n'y sont pas préparé. La générosité entraîne souvent la sagesse.
Oui, en France nous pouvons faire une heure et demi de queue pour entrer au Louvre alors qu'en Syrie, par exemple, ils font ce même temps de queue pour avoir un bout de pain. Vous conviendrez que ces deux problèmes n'appartiennent pas au même ordre de gravité...

En rendant neutre et simple gadget tout objet, tout plat cuisiné, tout service, nous oublions que derrière ces étagères de super-marché, derrière ce plat congelé, cette queue au Fastfood, cette réservation au restaurant, derrière cette plateforme téléphonique, il y a des hommes et des femmes comme moi, comme vous, comme nous en fin de compte. Nous oublions l'humanité, mais surtout nous remplaçons notre pouvoir de décision par un pouvoir d'achat qui fait de nous des pions manipulables.